jeudi 18 février 2010

Sans tables ni cahiers

Sévaré, 18h20

La Main de Fatma (l'éperon à gauche) à côté de Hombori

Près de la piscine, entre le bruit des oiseaux et celui de la route un peu plus loin, dans les parfums de fleurs juste arrosées, le soleil juste couché, nous bouquinons et prenons un verre dans les jardins de l'hôtel. Un vrai palace, il faudrait dire. Surtout si on le compare aux nuit en bivouac sous la tente ou dans le campement à Hombori.
Dernière soirée et dernière nuit au Mali... Alors on va tâcher d'en profiter d'autant plus que le lieu est agréable et que nous nous retrouvons en tête-à-tête après plusieurs soirées passées avec notre guide.

Encore beaucoup de route aujourd'hui pour revenir de Hombori. Le matin, nous avons profité de la fraîcheur (relative) pour visiter la vieille ville de Hombori. Perchée sur un éperon rocheux, elle domine la plaine.

L'espace étant restreint - les constructions sont doivent être circonscrites dans un espace déterminé à cause d'une légende tenace, les rues sont étroites et sinueuses, se prolongent en passage couvert sous des maisons et sont encadrées par des maisons en pierre de plusieurs étages.

Nous visitons également l'école. 185 enfants de 4 à 5 ans entassés par 10 sur des bancs de bois, sans tables ni cahiers.

Un seul enseignant et beaucoup de bruit, évidemment. Une pédagogie à l'ancienne : le maître dit une phrase en français en s'appuyant sur une petite image et les élèves la répètent en choeur. L'enseignant, un peu désemparé, demande notre aide : "il faut que vous veniez ici nous aider à faire classe". Il insiste également sur le manque de matériel : cahiers, stylos, craies. On promet d'envoyer un colis mais est-ce suffisant ?

Philippe

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